Social watch Bénin poursuit sa veille citoyenne. Après les cadres du Ministère du cadre de vie et du développement durable (MCVDD), c'est ceux du Ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp) qui ont été outillés vendredi 28 décembre, sur le code des valeurs et d'éthique.
L'objectif de formation est d'outiller le personnel du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle sur le code des valeurs et d'éthique. Il s'agit d'amener le personnel du Ministère à mieux connaître les principes fondamentaux du service public et les règles générales de déontologiques. En suite maîtriser les règles spécifiques d'éthique et de déontologie applicables aux acteurs publics et le contrôle hiérarchique de la mise en œuvre des valeurs de référence.
La dimension sociale de la mise en œuvre de la redevabilité fait référence aux dispositions innovantes nécessaires qu'il faut mettre en place pour faire participer les citoyens aux activités d'élaboration, de mise en œuvre et de suivi des politiques, plan, programmes et budgets de l'état.
« Le réseau Social Watch, a choisi d'appuyer le Ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp) dans la mise en œuvre du plan d'actions SNI, compte tenu du fait que la mise en œuvre effective de ce plan d'actions a comme principale difficulté l'insuffisance de ressources financières », a souligné Mme Emmanuela Hèkpazo, représentante du groupe thématique éducation de Social Watch.
Le secrétaire général adjoint du Ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp), Cyrille Aïnanon que « L'exercice de cette responsabilité relève d'une approche fondée sur l'engagement civique par lequel les populations et/ ou les groupes de la société civile constitue un maillon important pour l'amélioration du SNI, toute chose indispensable pour l'éradication de la pauvreté et le développement durable ».
« Cette formation devra contribuer à la l'atteinte de l'objectif du plan d'action national du SNI, relatif au renforcement des capacités du personnel à travers la mise en application du le code des valeurs et d'éthique », a-t-il souligné.
A l'issue de la première communication M. Cyrille Aïnanon a montré que la bonne gouvernance est une tâche de longue haleine. C'est pourquoi cette formation constitue une étape importante. Pour combattre la corruption, souligne-t-il « la seule volonté des gouvernants ne suffit pas toujours. En effet, elle laisse dans l'imaginaire collectif, l'idée de la chasse aux opposants et la police est très vite perçue d'être à la solde du pouvoir ».
« La lutte contre la corruption doit être l'affaire de tous les citoyens et s'articulera autour de trois types de pédagogie à savoir la pédagogie de l'exemple, la pédagogie du contrôle systématique et inopinée et la pédagogie de la vertu, de l'éthique et de la morale ».
Il faut préciser que Le financement de cet atelier est entièrement pris en compte par le réseau SOCIAL WATCH.
Marcel HOUETO
La France vit depuis plusieurs semaines une révolte sociale aux allures d'une guerre civile. Le mécontentement social massivement incarné par les Gilets jaunes, tantôt violemment exprimé, tantôt sévèrement réprimé, est le signe d'une France irrémédiablement fracturée : d'un côté les Riches et les Bobos ; de l'autre la classe moyenne et ceux qui domptent la queue du diable pour survivre. Les français issus de l'immigration font majoritairement partie de ce dernier bloc. Mais les jeunes des banlieues, parmi eux les Noirs et les Arabes, souvent stigmatisés comme des fauteurs de troubles et des ennemies de la République, se sont abstenus de participer aux manifestations des Gilets jaunes et aux violences qui vont avec. Leur inertie, peu abordée par les media, témoigne d'une double fracture sociale sur fond de discrimination systémique.
Si les Gilets jaunes étaient des jeunes Noirs et Arabes des Banlieues, ils seraient probablement karchérisés sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Imaginons un instant ce que serait la réaction des français si, par un mouvement de jeunes français Noirs et Arabes, des autoroutes sont bloquées, des péages détruits, une préfecture incendiée, des commerces saccagés et pillés, l'Arc de triomphe dégradé, l'avenue des Champs Elysées et ses prestigieux commerces bloqués pendant les week-ends les plus rentables de l'année, le président Macron jugé et fictivement décapité par son effigie, des policiers agressés avant prendre la fuite en moto. Les racistes, xénophobes, négrophobes, arabophobes et autres sympathisants de l'extrême droite seraient ravis de pouvoir les diaboliser davantage, et de déverser leur bile sur eux. Ils sont certainement déçus de voir que ceux qui pillaient des magasins lors des manifestations des Gilets jaunes n'étaient pas ces jeunes Noirs et Arabes des banlieues. Si c'étaient eux, l'indulgence des autorités serait-elle pas la même ? Si les Gilets Jaunes étaient des Noirs et des Arabes, le président français aurait gagné des points d'opinions favorables s'il donnait l'ordre aux force de l'ordre briser farouchement leur mouvement.
Sarkozy aurait promis aux français de les débarrasser de cette « racaille », avec son fameux « karcher » qui n'a jamais fonctionné, sinon pour s'éclabousser lui-même. Xavier Lemoine, qui fut maire de Montfermeil en Seine-Saint-Denis lors du mouvement des jeunes des banlieues en 2005, aurait pris un arrêté municipal interdisant aux jeunes de cette banlieue de sortir le soir. Philippe de Villiers, icône aigrie de l'extrême droite non assumée, qui assimilait la révolte des jeunes des banlieues en 2005 à une « guerre civile ethnique » et exigeait le rétablissement de la double peine, aurait envoyé l'armée les bastonner jusqu'à leurs caves. Florent Philippot, arriviste opportuniste de l'extrême droite assumée, aurait encore fantasmé sur la question migratoire et culpabilisé l'extranéité afro-musulmane des jeunes Noirs et Arabes des banlieues, pour draguer l'électorat xénophobe. Tous les partisans d'un nationalisme exacerbé auraient constitué un front de guerre contre ces jeunes Noirs et Arabes.
Si les Gilets jaunes étaient des jeunes Noirs et Arabes des Banlieues, ils seraient probablement déchus de leur nationalité française sous le gouvernement de François Hollande.
A plusieurs reprises, Manuel Valls qui a été ministre de l'Intérieur et premier ministre français, a exprimé des idées xénophobes et islamophobes. C'est lui qui disait au marché d'Evry qu'il faut « blanchisser » la population car il y avait trop de Noirs et d'Arabes. Manuels Valls, français par naturalisation issu de l'immigration espagnole, moins français que tous les jeunes Noirs et Arabes nés en France, a voulu, avec une hargne déconcertante, déchoir de leur nationalité française les jeunes délinquants étrangers. C'est aussi lui qui proposait de fermer des mosquées en France au titre de la lutte contre l'Islam politique. C'est encore lui qui, obsédé par son désir de pouvoir et son envie de devenir maire de Barcelone après avoir été chassé du pouvoir par les français, défendait publiquement en Espagne que l'Islam était un problème en France.
Cette haine décomplexée est de plus en plus exprimée et incarnée par des néo-français comme Manuels Valls, prêts à manger à tous les râteliers, et à passer à la balustrade d'une autre étable politique, quand le foin se raréfie. Si le mouvement des Gilets jaunes était mené par des jeunes Noirs et Arabes des banlieues, et que Manuel Valls était le ministre de l'Intérieur, il aurait probablement envoyé l'armée les matraquer. Ensuite, il les aurait tous déchus de leur nationalité française. Mais aujourd'hui, qualifié de traitre par certains français pour avoir tutoyé la citoyenneté française, c'est la déchéance de sa propre nationalité française qui est en jeu.
Si les Gilets jaunes étaient des jeunes Noirs et Arabes des Banlieues, ils seraient probablement accusés d'antisémitisme sous le gouvernement d'Emmanuel Macron.
Les politiques et les media français sont désemparés face au mouvement de contestation des Gilets jaunes, dont l'ampleur et la durée ne pouvaient être prédites par aucun expert des questions sociales. Malgré les multiples tentatives pour discréditer et éteindre leur mouvement, les Gilets jaunes sont encore là. Désemparés, des politiques et des media se livrent alors à manipuler la prohibition de l'antisémitisme pour donner un coup fatal aux Gilets jaunes. Des media abrutisseurs comme BFTV, CNEWS, rebattent que le mouvement est infesté d'antisémites, afin de rabattre l'élan des Gilets jaunes. Ils vont jusqu'à se livrer à une induction ahurissante : à partir du moment où une dame juive a entendu des propos antisémites lors d'une manifestation des Gilets jaunes, ce mouvement est alors devenu antisémite. Or, dans tous les mouvements exprimant une colère sociale, on peut entendre des énergumènes marginaux proférer des propos haineux contre les Blancs, contre les Noirs, contre les Juifs, contre les Arabes, contre les chinois, contre les homosexuels, etc.
Sauf que, par les temps qui courent, brandir le rejet de l'antisémitisme est à la mode, et profitable. Ce raccourci politico-médiatique est insultant pour les honnêtes français qui réclament une justice sociale en portant des Gilets Jaunes. Il est aussi insultant pour les juifs de voir qu'on manipule les injustices dont ils ont été victimes, pour briser un mouvement social inédit. Si les Gilets jaunes étaient des Noirs et des Arabes, ce raccourci honteux aurait plus de répercussion médiatique, et serait récupéré par de piteux politiciens. La morale politique étant aux abois, ces politiciens seraient montés au créneau pour exiger, de l'assemblée nationale aux plateaux des media, des actions pénales contre les Noirs et Arabes qui seraient, selon eux, des antisémites en puissance. La théorie du complot ne peut plus servir de bouclier. Il s'agit d'une cynique pratique du complot !
Aliou TALL,
Président du RADUCC
Email : raducc@hotmail.fr
(Par Roger Gbégnonvi)
Matthieu, l'unique narrateur de cette épopée, de cette épiphanie, est d'une sobriété divinement avaricieuse, une sobriété dont le cœur battant ne bat que de deux propositions : ‘‘Des mages venus d'Orient…virent l'enfant avec Marie sa mère… Ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe (2/1-11). Et nous de reprendre en chœur ce cœur battant, de le prolonger, de l'amplifier du point d'orgue de notre générosité humainement grande, de le rendre encore plus beau, de le porter au plus haut de nos désirs les plus beaux.
Si les mages ont offert à l'enfant trois présents, c'est parce qu'ils étaient trois, chacun d'eux portant amoureusement son présent. Et nous de les baptiser : Balthazar, Gaspard, Melchior. Et pour que soient présents tous les peuples autour du berceau de l'enfant, nous avons pris soin que soit parmi les trois mages un Nègre, un vrai, très noir, et qu'il soit entre les deux autres, pour leur permettre d'être vus, parce que le noir est la couleur primordiale, la couleur qui donne couleur aux autres couleurs. Avec Bernard Dadié aux grandes orgues : ‘‘Je te remercie mon Dieu, de m'avoir créé noir / Le blanc est une couleur de circonstance / Le noir la couleur de tous les jours / Et je porte le monde depuis le premier soir.''
Si les mages ont offert à l'enfant des présents de roi, c'est parce qu'ils étaient rois eux-mêmes. Rois de nulle part et de toute part. Venus honorer l'enfant roi par des présents de roi qui ne peuvent aller qu'à un roi. Et ils se sont mis à trois parce que l'enfant au berceau, don du ciel, est Roi de tous et de tout l'univers. Avec Bossuet aux grandes orgues : ‘‘Celui qui règne dans les cieux, et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois…''
Aux rois mages le Roi a fait la loi de venir rendre hommage à l'Enfant-Roi à la suite des anges au ciel et des bergers sur la terre. Il a fait à Abraham la loi de reconnaître la Trinité avant tous les saints conciles des empereurs et des papes : ‘‘Ayant levé les yeux, il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui… Il se prosterna à terre. Il dit : ‘Monseigneur, je t'en prie, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, veuille ne pas passer près de ton serviteur sans t'arrêter'''. Abraham dit Monseigneur aux trois. Unité de la Trinité. Le trois unitaire des rois mages. Le trois unitaire des tous premiers – anges, bergers, mages – penchés sur l'Enfant au berceau. Unité de la Trinité toujours déjà présente au cœur de l'Alliance primordiale (18/1-4).
A Porto-Novo le Roi a fait la loi, et la grâce, d'être le serviteur une fois l'an dans le sillage d'Abraham. Porto-Novo qui a fait de l'épiphanie reconnue par les rois mages sa ‘‘fête nationale''. Porto-Novo qui tient à son nom qu'il tient du Portugal. Et puisque Porto-Novo est ville capitale, tout le Bénin peut s'enorgueillir de cette fête nationale tout à fait locale. L'épiphanie reconnue par les rois mages se veut le lieu et le lien de tous les enfants de Porto-Novo, de ceux d'Abraham dans les églises et les mosquées, et mêmement de ceux qui ne se reconnaissent pas d'Abraham. Tous portés par la même joie dans les rues de leur cité endimanchée. Et l'on chante et danse à Porto-Novo au son du hungan, le tam-tam royal.
A Haïti où se trouve aussi Porto-Novo du fait du Portugal, ce hungan, tam-tam royal, désigne le prêtre Vaudou, dont les fidèles sont partie prenante de l'épiphanie à Porto-Novo. Tous ont trouvé grâce aux yeux du Seigneur. Dans l'unité trinitaire reconnue par Abraham au Chêne de Mambré. Dans l'unité primordiale de tous, hommes et femmes, attelés à la tâche trinitaire d'unité, de justice, de paix. Comme un conte de Noël. Auquel nous allons donner maintenant corps et vie. Au travers de ‘‘nos efforts épurés et sauvés''. Parce que tu nous auras fait, Seigneur, la grâce que tu fis à Abraham : ‘‘Ne pas passer près de ton serviteur sans t'arrêter''. T'arrêter pour épurer et sauver nos égarements… Comme un conte de Noël.
En instituant une taxe sur les grandes entreprises pour le financement du sport et de sa professionnalisation, dans le budget de l'Etat exercice 2019, le gouvernement du Président Talon a pris une décision historique attendue depuis plusieurs décennies et de haute portée pour la promotion du sport, de l'emploi des jeunes et de l'image de notre pays.
''La professionnalisation du sport, des milliers d'emploi pour les jeunes, d'accord. Mais alors, faudrait-il créer le corps des cadres sportifs et élaborer les curricula de formation''.Cette taxe d'un pour mille (1/1000) versée au trésor ou en déduction des frais de création et de gestion d'un club sportif professionnel dotera le sport en général et le sport professionnel en particulier de moyens financiers conséquents pour son développement.
Pour atteindre cet objectif, deux mesures essentielles méritent d'être prises :
1- la création d'un corps spécifique de cadres sportifs ;
2- l'élaboration et l'adoption de curricula de formation aux métiers du sport.
L'inexistence d'un corps spécifique de cadres sportifs depuis des lustres dans notre pays fait que le sport dispose de peu de cadres qualifiés pour sa conception, sa gestion, son animation et son marketing.
La création d'un tel corps induira la création de filières d'étude pour l'obtention par les jeunes de diplômes dans les métiers du sport tant au secondaire qu'au supérieur.
En somme, un élargissement de l'offre de formation dans notre pays.
Les besoins en personnel qualifié dans les métiers du sport sont immenses pendant que les jeunes sont victimes de chômage et le sport national brille par sa médiocrité.
Actuellement, il n'existe dans notre pays aucune formation au métier d'animateur, d'encadreur d'entraineur sportif, encore moins des métiers de de manager du sport, de spécialiste en suivi sanitaire du sportif, etc., chose indispensable pour l'atteinte des objectifs de la mesure gouvernementale.
L'élaboration et l'adoption de curricula de formation aux métiers du sport permettra l'autorisation d'ouverture de structures de formation et donnera aux apprenants desdites structures un statut adapté à leur formation.
Il est impossible d'obtenir qualitativement et durablement des résultats sportifs avec l'actuel système scolaire où il n'existe pas de statut d'élève-sportif.
Des écoles et centres de formation dédiés au sport reconnus comme tel, seul gage pour réussir la professionnalisation du sport.
La prise de ces décisions et la mise en œuvre intelligente de la mesure gouvernementale, permettra à des milliers de jeunes cadres sportifs de divers niveaux d'occuper au plan national des emplois sportifs valorisants déjà disponibles.
Le Bénin notre pays, se retrouvera en pol position en ce qui concerne ces formations dans la sous-région et exportera à moyen terme ces compétences aux delà de nos frontières.
Simon SOVISSI
Entraîneur d'Athlétisme, Manager du sport, PC/EPS.
Ancien étudiant de l'Académie des sports de Sofia (Bulgarie)
Le ministre des affaires sociales et de la microfinance, dans un communiqué met en garde la population contre les pratiques répréhensibles attentatoires au bien-être des enfants et des personnes âgées en cette fin d'année.
" Nous voici en pleine période des fêtes de fin d'année. Cette période donne souvent lieu à des pratiques répréhensibles attentatoires au bien-être des enfants et des personnes âgées", indique le communiqué.
Le ministère des affaires sociales et de la microfinance invite ainsi " les parents d'enfants mineurs à prendre toutes les dispositions afin d'offrir à ceux-ci la garantie d'une sécurité et d'une protection sans faille". Aussi précise-t-elle que " les sorties nocturnes, la fréquentation de personnes inconnues et les voyages en compagnie d'un tiers inconnu sont à éviter en cette période".
Le ministère des affaires sociales et de la microfinance " met en garde toute personne qui poserait des actes de violation des Droits des enfants et des personnes âgées".
Mettant en exergue les dispositions de la loi qui punient les contrevenants, Adam Bintou Chabi Taro lance : " J'en appelle donc à la vigilance et à la prudence des uns et des autres, et rassure la population béninoise des dispositions prises par le Gouvernement pour poursuivre et sanctionner conformément à la loi, tout contrevenant".
G.A.
Le Bénin prend désormais place aux côtés des Seychelles au rang des premiers pays dans l'indice d'ouverture sur les visas en Afrique (Visa Openness Index). C'est ce qu'a révélé le rapport 2018, relatif à l'ouverture sur les visas en Afrique.
Dans ledit rapport, la Banque Africaine de Développement a salué la performance du Bénin. Ce dernier a pu perfectionner son score en occupant la première place grâce aux mesures mises en place depuis 2017.
Le Bénin avait occupé la 27ème et 31ème place respectivement en 2017 et en 2016. Ainsi, la République du Bénin devient le 2ème pays africain accessible sans visa à tous les Africains et le premier pays francophone s'inscrivant dans la démarche de libre circulation des personnes.
En janvier 2017, le président Patrice Talon a supprimé le visa pour les Africains désirant se rendre au Bénin pour un séjour n'excédant pas 90 jours.
« C'est une décision qui donne du poids à l'objectif de passer d'une CEDEAO d'Etats à une CEDEAO des peuples d'ici 2020 », a déclaré Moustapha Cisse Lo, Président du Parlement de la CEDEAO, cité dans le rapport 2018 de la Banque Africaine de Développement.
Au cours de l'année 2018, de nouvelles mesures ont été mises en place au Bénin notamment l'instauration en mars du visa touristique une fois sur le territoire. Ce visa est à prix fixe pour les non Africains voulant séjourner au Bénin pour une durée de moins d'une semaine et détenteurs d'un passeport valide et d'une attestation de vaccination contre la fièvre jaune.
Aussi, grâce à la plateforme internet : https://evisa.gouv.bj., les visiteurs de la destination Bénin peuvent-ils se procurer un e-Visa (visa électronique). Ladite plateforme a été lancée depuis le 23 avril 2018, et plus de 34.000 Evisa ont été déjà délivrés par les autorités béninoises.
Cette innovation s'inscrit dans le cadre du programme de Smart Gouvernance adopté par le gouvernement béninois. Elle a pour but de simplifier l'entrée et de raccourcir les procédés d'obtention du visa.
Par ses mesures, le Bénin figure dans le classement mondial des pays d'accueil 2018 sur l'indice des passeports.
Les ressortissants du Bénin peuvent voyager à travers l'Afrique sans visa à destination de 20 pays et de 12 pays avec un visa délivré à l'arrivée, ce qui représente 60% d'accès libre sur le continent.
« Les pays et régions d'Afrique ont beaucoup à gagner de l'assouplissement des politiques de visas à l'égard des autres ressortissants africains, qu'il s'agisse de combler un déficit de compétences sur le marché du travail, de promouvoir l'entreprenariat, de diversifier l'économie, d'ajouter de la valeur aux services ou d'attirer les investissements et de renforcer la compétitivité », a précisé la Banque Africaine de Développement, dans le rapport 2018 de l'indice d'ouverture sur les visas en Afrique.
Akpédjé AYOSSO
Les débats dans le cadre du procès ICC-Services ont repris, ce vendredi 28 décembre 2018, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), à Porto-Novo.
La Cour s'étant installée, le président Cyriaque Dossa a ordonné la poursuite de l'audience. Cette dernière marquant le 8ème jour a commencé par des questions de de la part du procureur spécial Togbonon à l'endroit de Guy Akplogan.
Les interrogations sont relatives à une audience tenue au Palais de la République avec l'ex président Boni-Yayi et des partenaires israéliens en présence de l'ex-ministre de la santé Issifou Takpara. Cette audience qui a porté sur des sujets d'investissements BTP a été confirmée par Guy Akplogan. Il a affirmé que l'audience a été diffusée dans le journal du 26 janvier 2010 à la télévision nationale.
Les sachants font ‘'économie de vérité'' selon les avocats
Avant la poursuite des débats, les avocats à l'unanimité ont fait savoir à la Cour qu'ils ont l'impression que les sachants invités dans le cadre du procès ne participent pas à la manifestation de la vérité. « Que les sachants qui défilent aient à cœur de venir dire la vérité dans la sincérité », a souhaité Me Anassidé.
A ces plaintes, le président Cyriaque Dossa a rassuré les uns et autres que toute la vérité sur cette affaire sera connue. Il a rappelé le respect des droits de l'Homme. Pour lui, les déposants ont le ‘'droit de mentir''. Il revient à la Cour explique-t-il, de faire la part des choses car selon le président « la vérité n'est pas que dans le verbe », mais également dans les gestes, les larmes de l'individu qui passe à la barre.
Retour sur l'audience tenue au Palais
Guy Akplogan est appelé a expliqué les conditions dans lesquelles, cette audience a eu lieu au Palais. Guy Akplogan explique qu'il était invité par l'ex président Boni Yayi en qualité de PDG de ICC- Services pour une audience avec un consortium d'investisseurs israéliens. A cette audience, les échanges ont tourné autour des investissements dans les BTP et le secteur de la santé avec des partenaires d'une structure dénommée Paloma international.
De plus, il a été aussi question du volet sécurité des élections de 2011. « J'ai compris une fois à l'audience que mon partenaire qui devrait s'occuper du volet sécurité avait déjà des contacts avec la Présidence. Je ne peux pas dire avec précision tout le contenu de la question liée au volet sécurité ».
Après cette séance, Guy Akplogan a notifié qu'il a été invité à participer à d'autres séances de travail avec le ministre de la Santé Takpara et celui des Travaux Publics Nicaise Fagnon.
A la suite de cette audience, le promoteur ICC-Services a obtenu un visa pour l'Israël et devrait s'y rendre en Avril. « Je me préparais à aller en Israël quand j'ai eu l'information qu'il y a de troubles au niveau de ma société ICC-Services et aussitôt, je suis revenu au Bénin pour savoir de quoi il s'agit. À l'époque les gens ont dit que je voulais fuir, ce qui n'est pas le cas », a-t-il martelé.
De ce fait, la Cour demande à savoir si l'ex-président avait connaissance de la structure, Guy Akplogan répond : « Le Chef de l'Etat connaissait la présence de ICC-Services parce que j'ai appris que mon frère Tégbénou allait le voir ».
Une déclaration que le patron de SNAB et co-promoteur de ICC-Services confirme : « Il savait déjà vers fin 2008 (...), je partais là-bas avec son frère Salomon Abou Yayi », faisant référence à l'ex président Boni-Yayi.
Selon Emile Tégbénou, c'est l'ex-président même qui a cherché à comprendre le fonctionnement de ICC-Services à l'époque où il avait des problèmes d'agrément. « Un jour, il nous a invités et j'étais allé là-bas avec le PDG et le DG dans son cabinet. Il nous a dit de lui expliquer ce qui s'est passé », a-t-il notifié.
C'est lors de cette rencontre que les promoteurs de ICC-Services ont expliqué les problèmes par rapport à l'agrément. « (...) séance tenante le président a fait appel au Professeur Géro Amoussouga et à Monsieur Aguessi pour qu'on nous aide à régler le problème. (...) C'était le 10 février 2010 », a précisé Emile Tégbénou.
Une photo de Yayi et Tégbénou soulève la curiosité des avocats
Emile Tégébenou est appelé à répondre des motifs l'ayant amené a placé dans son bureau une photo, où il est en compagnie du chef de l'Etat Boni Yayi. « La photo que j'ai dans mon bureau à la direction de la SNAB est une photo prise lors d'une séance que les associations des rois ont eue avec le Chef de l'Etat. Je rappelle que ce rendez-vous a été pris par moi et j'ai pris cette photo dans le bureau du Chef de l'Etat », explique-t-il. Emile Tégbénou ajoute : « La photo à la direction de SNAB, pour moi c'était une fierté (...) Comme c'est mon ami, c'est pourquoi j'ai mis ça dans mon bureau. Ce n'est pas à ICC-Services ».
Aux dires de Emile Tégbénou la photo n'a pas un rapport avec ICC-Services. A cela s'ajoute des calendriers confectionnés à l'effigie du Chef de l'Etat sur demande de son frère Abou Salomon Yayi.
Toutefois, Emile Tégébénou ignore si ladite photo qu'il a déplacée de son salon pour son bureau a pu contribuer à la promotion de ICC-Services. « Ma proximité avec le Chef de l'Etat est connue puisque je ne me cachais pas pour lui rendre visite. Je ne peux pas dire que c'est la photo que j'ai mise dans mon bureau de SNAB qui a servi de baromètre pour que les clients viennent déposer leurs sous chez nous », a-t-il soutenu.
Recommandation de la BCEAO-Bénin, réduction des taux d'intérêts
Après une suspension de 03 minutes, la Cour s'est penchée sur l'alerte donnée en août 2009 par la BCEAO-Bénin sur les activités de ICC-Services. Selon Guy Akpolgan, lors d'un entretien à la BCEAO-Bénin en août 2009, la banque leur a recommandé de réduire les taux d'intérêts élevés. Une recommandation à laquelle Guy Akplogan dit vouloir honorer. Le promoteur de ICC-Services informe qu'il a fait le rapport de ladite rencontre à l'ex-président Boni Yayi au cours de l'audience au palais de la présidence le 25 janvier 2010.
« J'ai expliqué au Chef de l'Etat Boni Yayi ce qu'on faisait et les recommandations de la BCEAO », a déclaré Guy Akplogan.
Me Gbaguidi ayant pris part à cette rencontre entre la BCEAO et les promoteurs de ICC-Services a précisé que la banque a conseillé une réduction progressive des taux de la structure jusqu'à 3% conformément aux normes de l'espace CEDEAO.
Pépin Adjovi et Mohamed Saké à la barre
Deux sachants sont appelés à la barre pour faire leurs dépositions. Il s'agit des sieurs Pépin Adjovi, ancien commissaire central de Porto-Novo et du directeur par intérim de la direction départementale de la police de l'Ouémé et Mohamed Saké Saliou, contrôleur général de la police, et en service à la direction générale de la police.
S'agissant des perquisitions faites chez Emile Tégbénou, Pépin Adjovi a déclaré : « J'ai participé à une seule perquisition au domicile de Emile Tégbénou en qualité de commissaire central de la ville de Porto-Novo, pas en qualité de membre de la commission. Puisque mon directeur était sur les lieux, j'étais tenu de me rendre sur les lieux ». Il a confié qu'ils ont trouvé deux coffres forts dehors et qu'un soudeur a été appelé pour les éventrer.
« Après l'ouverture de ces deux coffres forts, on y a rien trouvé. À l'intérieur, ils ont découvert d'autres coffres forts et on y a trouvé quelques billets. Je ne peux pas dire exactement combien y étaient », a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le garde du corps affecté à Emile Tégbénou, le contrôleur général de la police à la retraite Pépin Adjovi renseigne qu'il l'a fait sur instruction du ministre Armand Zinzindohoué. Ce dernier lui aurait dit que Emile Tégbénou « a de problème de sécurité de veiller à lui régler cela en lui affectant un garde du corps ce que je fis ».
« Je ne savais pas l'activité qu'il menait avant de lui affecter un garde du corps. J'ai estimé qu'une instruction venant du ministre de l'intérieur ne peut pas être illégale »,
À l'éclatement de l'affaire, poursuit Pépin Adjovi, « nous avons été reçu à la présidence de la République par le chef de l'Etat et je lui ai dit que tout ce que j'ai fait c'est sur instructions du ministre de l'intérieur. Au cours d'une confrontation faite avec le ministre, il n'a pas nié m'avoir donné des instructions ».
« À entendre les déclarations faites par le ministre Armand Zinzindohoué à la Cour, j'ai regretté avoir servi sous lui », se désole-t-il.
Lors des perquisitions au domicile du sieur Emile Tégbénou, il a été retrouvé une arme de la police. « Je ne suis pas associé à l'enquête ouverte sur le dossier Icc Services. À la suite de la perquisition, je n'ai pas eu l'information qu'une arme a été trouvée chez Émile Tégbénou », a-t-il répondu.
Emile Tégbénou lui-même a confié avoir reçu l'arme à pompe auprès d'un autre commissaire Gnaho qui la lui a cédée à une somme de 3.5 millions FCFA.
Le sieur Emile Tégbénou a contredit la déclaration de Pépin Adjovi selon laquelle, il a dit qu'il veut un garde-corps la première fois qu'il s'est rendu à son bureau.
La seconde visite selon le promoteur c'est Pépin Adjovi qui l'a appelé sous instruction du ministre. Il a notifié avoir choisir Akondé Victorin mais que le commissaire même lui a proposé Kora Prosper.
Pépin Adjovi, client de ICC-Services
A la barre, le contrôleur général de la police à la retraite Pépin Adjovi a avoué être déposant à ICC-Services d'une somme de 4 millions FCFA compte tenu des taux élevés de cette structure illégale. « Quand tu vois une maison on dit ICC-Services. Quelqu'un était à moto, après il a voiture, on dit c'est ICC-Services », soutient-il.
Dans les dépositions, Emile Tégbénon, avait dit qu'il avait donné 4 millions de FCFA au commissaire Pépin Adjovi. Un fait que le commissaire Adjovi a contesté. Ce dernier a signalé qu'il a remboursé la somme malgré lui lorsque la commission d'enquête l'a interpellé. « J'ai remboursé parce que la commission d'enquête était puissante. On était sous la hantise de l'humiliation ».
Le procès prend une nouvelle tournure
Après quelques minutes de suspension à la demande des avocats, Me Kassa a pris la parole au nom de tous les avocats. Selon lui, les sachants se contredisent depuis le début du procès, or il s'agit d'un procès ‘'d'assainissement de mœurs''. Ces contradictions sont ‘'graves'' aux dires de Me Kassa. Les avocats demandent à la Cour « Qu'à partir de cet instant tous ceux qui vont défiler devant la Cour ne soient plus des sachants et qu'ils prêtent serment ».
De même, le procureur spécial affirment que : « Les déclarations des sachants révèlent qu'il n'y a pas de concordance ».
Sur ce fait, il a requis d'entendre les nommés Pépin Adjovi, Dieudonné Lissagbé, Mohamed Saké et Barnabé Adounsiba en qualité de témoin.
Les témoins à la barre
La déclaration du sieur Emile Tégbénou selon laquelle, c'est 27 milliards de FCFA qui se trouvaient dans un coffre-fort a été contestée par Dieudonné Lissagbé. Ayant conduit l'opération de perquisition, le commissaire a affirmé : « Nous avons découvert dans ce coffre-fort trois millions de FCFA en sa présence ». Il ajoute que c'est le sieur Emile Tégbénou qui a même indiqué l'emplacement des coffres forts.
Lors des interrogations, le sieur Lissagbé fait sortir un document manuscrit le présentant comme un procès-verbal. Mais, le président de la Cour fait savoir que ledit document ne peut être un procès-verbal.
Quant à Mohamed Sakè, il a parlé de sa participation en tant que membre de la commission d'enquête mise en place le 12 juillet 2010. Il a informé que c'est sur dénonciation d'un staffeur que la commission a délégué une perquisition qui s'est révélée par la suite infructueuse au niveau du domicile de Emile Tégbénou.
L'ex ministre Sakinatou A. Orou Sidi à la barre
Les avocats ont souhaité qu'elles interviennent en tant que témoin. Une demande qui a été refusée par le président de séans, Cyriaque Dossa.
Elle a été ministre délégué de la microfinance d'abord d'avril 2006 à juin 2007 avant de devenir ministre de la microfinance. En faisant sa déposition en qualité de sachant, l'ex-ministre dit n'avoir aucune connaissance de ICC-Services. « Monsieur le président, je vous le jure, la main sur la poitrine que je n'ai pas été du tout informée. C'est la vérité ».
Selon elle, c'est une cellule de surveillance, placée sous la tutelle des ministères des finances qui est chargée du contrôle des structures de microfinance. Soulignant qu'elle était ministre délégué à l'époque, Sakina Alpha Orou Sidi a soutenu tout au long de sa déposition n'avoir pas eu des informations à propos de ICC-Services.
« La cellule de contrôle surveille les structures qui sont sur le terrain. Ce sont celles qui se sont déclarées qui sont surveillées et il y avait le côté de règlementation », a expliqué l'ex ministre qui apprend que près de 800 structures ont été recensées et suivies lors de son exercice de fonction.
Le président de la Cour à la suite des explications données par l'ex-ministre sur le mode de fonctionnement de cette cellule, a déploré la défaillance au niveau de ce service. Lequel est censé connaître toutes les structures formelles et informelles sur le territoire national.
Edouard Cyriaque Dossa a mis fin à ce huitième jour d'audience du procès ICC-Services. Les débats reprendront le lundi 31 décembre 2018 à 09 heures au siège de l'institution à Porto-Novo.
Akpédjé AYOSSO
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Les autorites du Ministere des infrastructures et des transports et de l'Agence nationale de l'aviation civile ont procede ce vendredi 28 decembre a la presentation du rapport d'etape du crash de l'helicoptere transportant le 1er Ministre beninois, Lionel Imorou. Incident survenu le 26 decembre 2015 a Djougou. Le Benin a connu un evenement malheureux le 26 decembre 2015. Il s'agit de l'accident de l'helicoptere de type Agusta AW 139 immatricule TY-ABC exploite par la Societe beninoise des hydrocarbures (Sobeh). Pour le Directeur adjoint de cabinet du Ministre des infrastructures et des transports, Abdoulaye Nabil, conformement aux normes de l'OACI, il est important de commettre des enquetes pour tirer des consequences et prendre des mesures pour eviter que cela ne se reproduise. ''Le gouvernement a pris les dispositions et les enquetes ont commence. Les travaux sont en cours. C'est pour savoir ou est-ce qu'on en est que le rapport d'etape est presente pour rassurer la communaute internationale'', a fait savoir le Directeur adjoint de cabinet, Abdoulaye Nabil pour introduire la seance. Apres une projection video de l'accident, le Coordonateur du bureau enquete accident, Paul Gongo, a fait le tour des circonstances du crash de l'aeronef. L'objectif d'une enquete poursuit-il, c'est d'etablir les faits, les conditions et les circonstances de l'accident ou de l'accident afin de determiner les causes problables de telles facons que les mesures appropriees puissent etre prises pour empecher qu'un autre accident se produit. De ce qui s'est passe le 26 decembre 2015 au certificat de navigation, en passant par le renseignement sur le lieu de l'accident, Roger Gongo a fini par etablir les faits. A en croire le Coordonateur des enquetes accident, le pilote detient ses licences et ses qualifications sont a jour, le certificat de l'aeronef est a jour, la puissance est bonne, il n'y a pas de preuves techniques qui signifient un avari de circuit, l'aeronef est en etat, la meteo etait bonne, il n'y avait de distraction dans la cabine et le pilote etait habitue au lieu. ''Ca n'aurait pu etre fait que personne ne s'en plaidait. Le fait de l'avoir est la preuve du professionnalisme du travail que vous faites'', a reconnu a la coordination, Abdoulaye Nabil avant de rassurer la Communaute internale du travail qui se fait. Il a invite le bureau d'enquete a poursuivre les travaux. ''Le ciel beninois sera plus que par le passe tres sur'', a-t-il conclu.
Le monde du numérique s'enrichit au Bénin. Et pour cause. La Société Générale des Technologies de l'Information et de la Communication (SGTIC) vient de mettre à la disposition du public béninois et d'ailleurs sa plateforme ‘'Aurédo.com” pour offrir ses services à moindre coût aux populations. Cela, pour leur permettre de gagner du temps et de leur éviter les tracasseries liées à leurs mouvements.
En effet, en Afrique en général et au Bénin en particulier, très peu de services en ligne sont disponibles. Ce qui amène la jeunesse à consommer les services en ligne des pays occidentaux. C'est donc dans souci de combler ce vide et de rétablir l'équilibre que Yévèdo CAPO-CHICHI, Coordonnateur du projet "Auredo" et son équipe ont réfléchi à cette problématique d'insuffisance de services en ligne au Bénin. Au bout de plusieurs mois de travail ardu, la SGTIC sort la solution. Elle a mis en place une plateforme web dénommée "Auredo" et disponible à l'adresse https://www.auredo.com. A en croire les explications du Directeur général de la SGTIC, Yévèdo CAPO-CHICHI, cette plateforme offre une multitude de services en ligne reliés à un seul compte. Une fois inscrit sur la plateforme, l'internaute a la possibilité de bénéficier de différents services tels que les avis de recrutement, le coaching en ligne, les informations sur l'immobilier, le paiement de facture d'eau et d'électricité, la visite des kiosques des livres, des romans et de journaux. Les citoyens peuvent également avoir accès aux opportunités d'entreprises, à l'annuaire de Cv, à l'annuaire d'entrepreneur et à l'hébergement web. Et ce n'est pas tout. SGTIC, la startup qui innove dans le e-commerce au Bénin entend aller plus loin en développant dans les jours à venir d'autres merveilleux services pour satisfaire la demande sans cesse croissante, faciliter la vie aux populations et faire du Bénin un pôle de services internet mondial. Pour gagner ce challenge, il exhorte les jeunes à saisir l'occasion en s'inscrivant massivement sur la plateforme www.auredo.com
Un atelier s'est tenu du 27 au 28 décembre 2018, à l'Hôtel Jeco à Dassa pour renforcer les capacités des acteurs communaux et départementaux du ministère des affaires sociales et de la microfinance sur les outils harmonisés de collecte du nouveau système d'information sur les cibles de l'action sociale.
<< Former les cadres à divers niveaux du secteur de l'action sociale à l'usage des outils harmonisés de collecte du nouveau système d'information sur les cibles de l'action sociale afin de les amener à être aptes au remplissage correct et à l'exploitation optimale de ces nouveaux outils>>. C'est l'objectif de la session de formation organisée par le ministère des affaires sociales et de la microfinance à travers la direction générale de l'Observatoire de la famille, de la femme et de l'enfant (OFFE). Les participants sont des cadres départementaux pilotes retenus dans le cadre de l'implémentation des nouveaux outils harmonisés de collecte du nouveau système d'information des cibles de l'action sociale.
Le ministère des affaires sociales et de la microfinance peine encore aujourd'hui à avoir des données statistiques fiables, malgré les nombreuses évidences et évolutions induites par les diverses interventions au profit des cibles de l'action sociale. Et pour cause, l'absence d'un système d'information performant pouvant générer une base de données qui fait foi tant sur le plan intérieur qu'à l'international.
Pour inverser la tendance, le gouvernement a, dans le cadre de ses réformes, décidé grâce à l'appui des partenaires techniques et financiers, de doter le secteur de l'action sociale d'un nouveau système d'information moderne et dynamique.
Les réformes ont conduit selon les organisateurs, à l'élaboration de huit outils de gestion de cas pour répondre au besoin de cohérence et d'harmonisation des outils de collecte de base et de trois outils synthèse destinés à exporter les informations consolidées vers la base de données. Ces outils permettront de renseigner sur une dizaine de thématiques de l'action sociale regroupés en trois domaines à savoir : la protection de l'enfant ; la protection sociale et solidarité nationale ; la protection de la famille, de la femme et promotion du genre.
Nécessité de former les agents
Pour s'assurer de l'efficacité de ce dispositif avant sa mise à l'échelle, l'OFFE a décidé d'expérimenter sur trois mois, à compter de janvier 2019, ces outils dans les départements du Borgou, de la Donga, des Collines et du Couffo. << A titre expérimental pour une période de trois mois, il sera édité et mis à la disposition des Cps et des directions départementales des zones pilotes ainsi que certaines structures spécialisées les registres d'outils harmonisés de gestion de cas, de même que les outils synthèse pour permettre à ces derniers de commencer par collecter des données en attendant la finalisation de l'application Web du nouveau dispositif >>, a expliqué le Directeur général de l'Observatoire, M. Nassirou Kassoumou, à l'ouverture des travaux.
C'est pourquoi, il est important pour l'OFFE de partager et de vulgariser ces outils avec les différents acteurs concernés pour qu'ils aient une maîtrise parfaite de ces outils tant indispensables pour relever les défis du secteur de l'action sociale, a-t-il indiqué.
Le Directeur départemental des affaires sociales et de la microfinance a salué les organisateurs pour le choix porté sur sa commune pour abriter cet atelier avant de les exhorter au travail.
Les données collectées seront réservées et prises en compte dans le cadre de la phase de test du SIDoFFE nouvelle génération dès sa finalisation.
Juliette MITONHOUN
Sur une promesse de 350 millions de francs CFA, la société Vitalor vient d'accorder 175 millions de francs CFA à la Fédération Béninoise de Football (FBF). La cérémonie de remise officielle du chèque s'est déroulée au siège de la FBF.
Le premier vice-président de la FBF, Francis Gbian, très heureux du geste a déclaré que ce chèque tombe à pic car, il intervient au moment où les présidents de clubs sont essoufflés par les dépenses liées à l'entretien et aux déplacements des clubs. Francis Gbian estime qu'il cadre bien avec le volet financement du sport du Programme d'actions du gouvernement (Pag) par les grandes sociétés.
Pour lui, c'est une bouée d'oxygène qui permettra de sortir le football de l'ornière. Il a remercié la société Vitalor et promis que les fonds injectés dans les différents championnats seront utilisés à bon escient.
Selon le directeur général de la Société des huileries du Bénin (Shb), Arnaud Dègla, c'est un premier pas qui permettra au football béninois essoufflé, de se relancer. « Nos stades seront bientôt décorés aux couleurs de Vitalor, le partenaire officiel du championnat béninois », a-t-il annoncé. Profitant de l'occasion de cette cérémonie de remise de chèque, il a invité le peuple béninois à consommer l'huile végétale Vitalor, une huile naturelle et sans cholestérol.
Vitalor vient ainsi emboîter le pas au président de la FBF, Mathurin de Chacus, qui a offert récemment 100 millions FCFA à la Fédération.
F. Aubin AHEHEHINNOU
Une conférence budgétaire a réuni, ce jeudi à Cotonou, le ministre de l'économie et des finances, Romulad Wadagni, les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena), et les institutions impliquées dans l'organisation des prochaines consultations électorales. L'objectif de cette rencontre est de statuer sur le montant des prochaines élections législatives.
Au terme des travaux de cette conférence, un budget de 5,5 milliards FCFA a été retenu pour l'organisation des législatives 2019.
Prenant acte du budget et conscient des ressources financières limitées du pays, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a donné l'assurance de gérer au mieux, les ressources mises à sa disposition. « La démocratie a un coût et que l'organisation d'une élection est une opération très complexe comportant des situations imprévisibles entraînant parfois des coûts inattendus », a-t-il souligné. Pour Emmanuel Tiando, la CENA d'ores et déjà compte sur le ministère des finances pour répondre favorablement à d'éventuelles sollicitations.
Le ministre des finances, Romuald Wadagni a exhorté la CENA à faire preuve de beaucoup de rigueur dans sa gestion pour éviter de laisser des ardoises au lendemain de ces consultions comme le retrace l'histoire de différentes élections organisées au Bénin.
Pour le ministre, c'est la moitié du chemin qui vient d'être fait, l'autre moitié résulterait dans les efforts consentis pour une gestion efficiente du budget alloué. Il a donné l'assurance de mettre à disposition dès l'ouverture de l'exercice budgétaire en janvier, les ressources nécessaires à l'organisation d'une élection transparente et apaisée.
F. A. A.
Répartition du budget des législatives 2019 :
CENA : 3.910.470.510 FCFA
Cour Constitutionnelle : 334.223.240 FCFA
Cour Suprême : 120.000.000 FCFA
HAAC : 200.000.000 FCFA
Ministère de la Justice et de la Législation : 30.000.000 FCFA Ministère de l'Economie Numérique et de la Communication : 173.371.250 FCFA
MISP : 350.000.000 FCFA
MDN : 307.000.000 FCFA
MDGL : 75.000.000 FCFA.
Le ministre de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui a procédé ce jeudi à la remise d'équipements et de matériels en vue de booster les productions agricoles.
La cérémonie s'est déroulée à l'Hôtel JECO à Dassa-Zoumè.
Les équipements ont été remis à une douzaine de promoteurs privés agricoles et aux commissions de gestion foncière des six communes du département des Collines.
Le montant de ces équipements et matériels acquis pour la promotion des filières agricoles, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'Actions du Gouvernement est chiffré à environ 41 millions de FCFA.
Le Coordonnateur du Projet d'Appui au Développement Agricole des Collines (PADAC), a mis l'accent sur l'objectif qui sous-tend cette remise de matériels. Il a souligné que ces équipements sont acquis dans le cadre de la promotion des filières agricoles.
« La première raison, qui est essentielle, c'est l'approche d'intervention de ce projet. La manière dont le projet s'exécute et la manière dont les besoins ont été exprimés et seront satisfaits. C'est différent de ce que nous avions l'habitude de faire », a expliqué le ministre Gaston Dossouhoui.
Le maire de la commune de Dassa-Zoumè, Nicaise Fagnon, le président du Groupement Intercommunal des Collines et le représentant du préfet du département ont tous salué les actions que mène le projet PADAC et ce, en étroite collaborateurs avec eux.
Au nombre des équipements remis aux bénéficiaires, il y a 2 batteuses-vanneuses mobiles et multifonctionnelles pouvant traiter aussi bien le soja que le riz, 1 décortiqueuse d'arachide de capacité 1,5 tonne, 1 moulin à moteur gasoil de capacité 500 Kg/h. Il y a aussi 08 pulvérisateurs à dos de capacité 20 litres, 08 tronçonneuses pour accompagner les planteurs dans la réhabilitation des vieilles plantations d'anacardiers et 16 scies égoïnes. Il y a aussi 16 machettes et 10 motos tricycles avec une charge utile d'une tonne. Dans le cadre de l'appui aux Commissions de Gestion Foncière (CoGeF), il y a entre autres dans le lot, 48 tables de conférence, 12 armoires de rangement, 24 bancs, 36 chaises,12 tableaux d'affichage, 6 GPS et 900 formulaires d'Attestation de Détention Coutumière (ADC).
G.A.
La 2e édition de l'atelier ‘'Médialogues'' initié par le ministère de l'Economie numérique et de la Communication s'est tenue à Cotonou, ce jeudi 27 décembre 2018. Il s'agit d'une rencontre d'échanges et de partage d'expériences entre les professionnels de la presse traditionnelle et des nouveaux médias.
« Avènement du tout numérique au Bénin, quels enjeux et défis pour les médias traditionnels et les nouveaux médias ? ». Tel est le thème choisi pour la deuxième édition de l'atelier ‘'Médialogues''. Une occasion pour les acteurs de l'information d'échanger pour bâtir un monde plus professionnel.
La directrice de la presse et de la publicité, Brigitte Tchibozo a fait part du diagnostic ayant conduit à cette initiative. Elle a souligné que l'avènement des technologies numériques a bouleversé les médias traditionnels dans leur mode d'organisation et leurs contenus.
« La presse traditionnelle a perdu, face au tout numérique, le monopole de la diffusion de l'information », a souligné Mme Tchibozo. Confiant que les médias traditionnels continuent leur combat, elle précise que la plupart dispose de sites de relais qui consolident leurs audiences. Malgré cette avancée, Brigitte Tchibozo signale que le chemin de la perfection est encore long.
La directrice de la presse et de la publicité estime que les deux types de médias ont à apprendre l'un de l'autre.
Le président du Conseil national du patronat de la presse et de l'audiovisuel (Cnpa), Basile Tchibozo, déclare que le débat doit se faire au niveau de la déontologie. Il déplore que les normes déontologiques sont foulées au pied avec bon nombre de nouveaux médias tels que les blogs.
Le président de l'Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémè, pense à l'appropriation des normes déontologiques par tous les médias. Il souhaite que l'initiative soit pérennisée et élargie aux autres localités du pays.
G.A.
La cérémonie de prestation de serment et d'installation des 11 nouveaux membres de la CBDH aura lieu ce vendredi 28 décembre 2018 à la Cour constitutionnelle. Elle sera présidée par le président de la Haute juridiction, le Professeur Joseph F. Djogbénou.
C'est en application des dispositions de l'article 10 de la loi N°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission Béninoise des Droits de l'Homme ( CBDH) que ces membres vont entrer dans leur fonction. Instituée dans le cadre de la suite logique du processus ayant conduit à la libéralisation politique du Bénin au début des années 90, la Commission joue un rôle spécifique. Elle veille à la mise en œuvre et au respect des engagements internationaux pris par le Bénin en matière des droits de l'Homme. La CBDH peut se saisir des cas d'atteinte aux droits de l'Homme constatés ou portés à sa connaissance. Aussi pourra-t-elle entreprendre toutes les actions appropriées en la matière. Entre autres, aider les victimes à ester en justice sur toutes les violations avérées des droits de l'Homme, orienter les plaignants et offrir l'assistance à ceux qui la demandent devant les tribunaux compétents, effectuer des visites régulières, inopinées ou notifiées, dans les lieux de détention et de rétention aux fins de prévenir toute violation des droits de l'Homme.
Cette commission est composée de personnalités politiques comme civiles pour répondre favorablement aux exigences des textes en matière de droit de l'Homme.
La Commission Béninoise des Droits de l'Homme est composée de 11 membres. Ces derniers sont issus de différents corps de métier : neuf (09) proviennent du corps des magistrats, de l'ordre des avocats, de l'ordre des médecins, des Organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l'Homme, des associations féminines de défense des droits de la femme, des Organisations non gouvernementales de promotion des droits de l'enfant, des centrales syndicales, du patronat, du corps des journalistes, et deux (02) des députés de l'Assemblée nationale.
G.A.
Liste des 11 membres
• Au titre des Magistrats : Pierre AHIFFON
• Au titre des Avocats : Me Hippolyte YÈDÉ
• Au titre des Médecins : Dr Éric KIKI MIGAN
• Au titre des députés : He Rosine DAGNIHO et l'He Jean-Marie ALLAGBÉ
• Au titre des ONG des Droits de l'Homme : Isidore Clément CAPO-CHICHI
• Au titre des Associations féminines des Droits de la femme : Sidikatou ADAMON épse HOUÉLÉTÉ
• Au titre des ONG des Droits de l'enfant : Me Alexandrine SAÏZONOU épse BÈDIÈ
• Au titre des Centrales syndicales : Christophe HOUESSIONON
• Au titre du Patronat : Serge PRINCE-AGBODJAN
• Au titre des Journalistes : Emérico Pichy Sonagnon A. ADJOVI
En s'adressant ce jeudi 27 décembre 2018 au peuple béninois sur l'état de la nation, le chef de l'Etat Patrice Talon n'a pas occulté l'organisation dans quelques semaines, des législatives pour l'élection des députés de la 8ème législature. Il a invité les citoyens à dépasser les passions. « Je voudrais d'ores et déjà nous inviter à transcender, le moment venu, nos passions pour faire de ces consultations, un moment de convivialité », a souhaité le président de la République. Pour lui, c'est la condition pour le Bénin de continuer à perpétuer la bonne réputation de son processus démocratique. Selon le chef de l'Etat, « ce que la République attend de nous, ce n'est pas d'avoir raison individuellement. C'est d'avoir raison collectivement, historiquement, en tant que peuple, en tant que nation ».
Patrice Talon a également fait le point des réformes engagées par son gouvernement dans le domaine politique. Au nombre de celles-ci, figure le vote des lois portant charte des partis politiques et code électoral en République du Bénin.
Selon le président de la République, si la loi portant charte des partis politiques a déjà commencé à produire ses effets avec la recomposition qualitative amorcée du paysage politique, le code électoral quant à lui, sera mis en évidence à l'occasion des élections législatives de 2019. Pour ces différentes réformes, il a rassuré que son gouvernement jouera pleinement sa partition.
Profitant de l'occasion de son discours, le chef de l'Etat a rappelé que les dysfonctionnements qui caractérisaient le système politique béninois, avaient des impacts négatifs évidents sur l'ensemble du système sociopolitique voire économique. « Désormais donc, l'action politique sera plus homogène et plus prévisible », a-t-il annoncé avant de souligner que les partis politiques répondront, mieux que par le passé, à leurs obligations constitutionnelles et légales. Le pays à l'en croire, avance ainsi inexorablement vers la rationalisation de son paysage politique sans remettre en cause le multipartisme intégral cher aux Béninois.
F. A. A.
Le chef de l'État au cours de son message ce jeudi 27 décembre 2018 sur l'état de la nation a fait cas des actions dans le domaine des infrastructures et d'aménagement. Ce qui laisse rêver le peuple en 2019.
Dans son adresse, le président Patrice Talon a presenté les chantiers dans le domaine des infrastructures routières. Il note que les statistiques s'améliorent de plus en plus, grâce aux nombreux chantiers ouverts à travers le pays. Pour lui, la démarche engagée exige des ouvrages de grande qualité pour en garantir la durabilité. " Les grands travaux routiers se sont poursuivis au cours de l'année, à un rythme globalement appréciable ", a-t-il indiqué. Ils portent sur un linéaire total de 1.262 km et " nous pouvons nous féliciter des retombées économiques qu'ils génèrent déjà au profit des populations ".
Le chef de l'État annonce que " La même attention a été accordée aux pistes rurales dans nos communes, pour faciliter les déplacements des populations et surtout le convoyage de leurs productions vers les marchés". Patrice Talon souligne que " les travaux d'entretien ont concerné plus de 11.000 km de pistes rurales au titre de l'année 2018 ". Pour le chef de l'État, il s'agit d'une anticipation que nos compatriotes des campagnes apprécient à juste titre. Celle-ci, "sera rééditée au cours des années à venir, comme seront poursuivis, l'aménagement et le bitumage de grands axes routiers ". C'est le cas des axes Djougou – Péhunco – Kérou - Banikoara, dont l'appel d'offres sera lancé bientôt.
En ce qui concerne Aplahoué-Dévè-Lokossa, l'adjudication a déjà été prononcée.
Sans compter d'autres axes en projet pour soulager les peines des usagers.
L'assurance
L'autre pan des actions est celui de l'amélioration du cadre de vie des populations. Le gouvernement en a également une préoccupation majeure au cours de cette année. A entendre Patrice Talon, " Dans ce domaine où les travaux d'aménagement urbain ont jusqu'ici été faits par petits bouts, nous avons engagé un programme historique pour assainir notre environnement et améliorer le cadre de vie ". Selon lui, " les travaux de la première phase du Projet Asphaltage ont effectivement démarré et ceux qui désespéraient de les voir peuvent maintenant apprécier leur réalité ". Patrice Talon souligne que " à ces chantiers qui vont embellir nos villes et faciliter la mobilité de leurs habitants, s'associe le Programme d'Assainissement pluvial de la ville de Cotonou dont les engagements financiers de 238 milliards de FCFA couvrent les besoins exprimés ". Ce programme va permettre de régler la crise des inondations dans la ville.
Le chef de l'État dans son message a indiqué que " pour optimiser les retombées du projet Asphaltage, le Gouvernement a engagé le grand programme de ramassage et de traitement des ordures afin de sortir définitivement de la malpropreté, les villes du Grand Nokoué : Porto-Novo, SèmèPodji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah ". Concernant le préfinancement de l'Etat, ce programme entrera en vigueur dès 2019. Il ajoute qu'en vue de préserver l'intégrité de notre territoire, " nous avons sans tarder, initié les travaux de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l'Est de Cotonou". Et pour cela, " En un an à peine, les résultats sont remarquables puisqu'en plus de protéger la côte, nous avons réussi à faire reculer la mer en draguant 1.500.000 m³ de sable pour recréer de la plage là où elle avait disparu ".
Pour le chef de l'État, " Cette prouesse a mis fin au désarroi des populations riveraines qui, il y a peu encore, ne savaient à quel saint se vouer. Le désarroi, il est perceptible aussi à Avlékété et environs ". Depuis le 6 décembre 2018, renchérit le chef de l'État, " il a fait place à l'espoir puisque nous y avons lancé les travaux de protection de la section centre de la côte". Pour lui, " Le désarroi, c'est encore ce sentiment qui anime nos compatriotes de Grand-Popo qui subissent les mêmes affres de la mer ". Et pour cela, il rassure que les travaux de protection des 23 km de la section ouest de notre côte, allant de Hillacondji à la Bouche du Roy seront lancés en 2019.
Le chef de l'État a fait rêver le peuple béninois en ce qui concerne le secteur des infrastructures et d'aménagement.
G.A.
Le procès de l'affaire ICC-Services devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a repris ce jeudi 27 décembre 2018 à Porto-Novo.
L'ex-ministre de la Justice, Grégoire Akofodji a poursuivi à la barre sa déposition débutée ce mercredi 26 décembre 2018 en tant que sachant.
Me Olga Anassidé, a cherché à savoir pourquoi le gouvernement s'est autant impliqué dans le dossier ICC-Services. « Dès l'éclatement de la crise, il y avait une tension sociale », a répondu Grégoire Akofodji tout en indiquant qu'aucun gouvernement ne pouvait rester indifférent à la situation.
L'ex-ministre de la Justice n'a pu donner le nombre de déposants, ni le montant collecté. « Je n'avais pas idée du nombre de victimes par rapport à cette affaire. À l'époque où j'avais eu l'entretien avec Guy Akplogan, le comité de suivi n'avait pas avec précision le montant exact des clients, ni le montant réel du montant que représente les dépôts des victimes. Ce que je sais, avant mon départ du ministère de la Justice, personne ne pouvait dire avec exactitude le nombre réel de déposants », a-t-il confié.
L'audience a été suspendue pour permettre au ministre de reprendre le calme et aussi parce que l'antenne est reprise pour la retransmission du discours du Chef de l'Etat à la nation.
Lors de la reprise, le président de la Cour, Cyriaque Dossa a fait des remarques à l'endroit de l'ex ministre dans le but de l'amener à dire tout ce qu'il sait pour l'éclatement de la vérité.
Emile Tégbénou et l'ex-ministre Akofodji
Le promoteur de ICC-Services, Emile Tégbénou est appelé à la barre pour situer davantage la Cour sur sa déposition selon laquelle, il a été conduit au domicile de l'ancien ministre Grégoire Akofodji.
« J'étais bel et bien au domicile du ministre Grégoire Akofodji. », a déclaré Emile Tégbénou. Il explique : « C'est le régisseur Joël Gbegan qui est venu me chercher pour la destination ; domicile du ministre Grégoire Akofodji en compagnie de l'ex directeur général de la Gendarmerie Sèwadé. Il m'a demandé si je le connais et j'ai répondu oui que c'est lui le ministre de la Justice. Il me posa la question de savoir ce que je vais répondre si les juges me demandent si je connais le Président Boni Yayi et je lui ai dit Oui. Par la suite, il m'a demandé de partir ».
Quant à Grégoire Akofodji, il est resté sur sa déposition. « Je l'ai dit hier que je n'ai jamais vu Tégbénou avant de le voir ici. Quel intérêt y a-t-il a nié avoir vu Tégbénou et reconnaître avoir rencontré Guy Akplogan », a-t-il souligné.
A la question de savoir s'il a fait le compte rendu de la rencontre tenue avec Guy Akpolgan à l'ex-président Boni Yayi, Grégoire Akofodji a notifié qu'il n'a pas eu besoin de le faire puisque cette rencontre n'a pas été fructueuse.
Selon l'ex-ministre, la rencontre a été sollicitée par Me Kato Atita, avocat du promoteur de la structure ICC-Services. Il était question de la libération de son client et ce denier rembourserait les spoliés, une fois sorti.
« Si nous avions été suffisamment rassurés dans notre démarche de ce que Monsieur Guy Akplogan pourrait payer les déposants, nous allons demander au Procureur général de lui donner une liberté », a affirmé Grégoire Akofodji.
L'ex ministre dit aussi ne pas connaître le Colonel Sèwadé : « Je puis vous affirmer que le Colonel Sèwadé n'est pas un nom inconnu à moi mais si on me met trois photos je suis incapable de vous montrer qui est le colonel Sèwadé ».
Me Kassa a demandé que Joël Gbégan, en activité à l'ONU soit questionné.
Pour ce fait, le ministère public a été requis.
Rencontre de Guy Akplogan chez l'ex-ministre
A la question de savoir si Guy Akplogan a été sorti ou extrait de prison, l'ex ministre répond « C'est une extraction qui a été faite ». Grégoire Akofodji a déclaré que ladite rencontre était informelle puisqu'il l'a reçu chez lui.
Me Anassidé cherche à comprendre pourquoi c'est le domicile du sieur Tégbénou qui a été perquisitionné alors que l'ex-ministre Guy Akplogan serait le promoteur de la structure ICC-Services. « Je n'étais pas présent au domicile de Tégbénou », a déclaré Grégoire Akofodji.
L'implication du gouvernement Yayi a été remise en cause à la CRIET puisque quand bien même, il a entamé une procédure judiciaire, une mise en place des structures parallèles a été faite. L'ex-ministre a assuré que ce n'était pas des structures parallèles et que la volonté du gouvernement était d'aider à trouver des solutions au scandale.
Grégoire Akofodji, toujours à la barre
Après environ heure de pause, les débats ont repris avec toujours à la barre l'ex-ministre Grégoire Akofodji. Aux questions de Me Alain Orounla, l'ex-ministre a confié que le gouvernement n'avait pas connaissance de l'existence de la structure ICC-Services avant l'éclatement de la crise.
Répondant aux questions de Me Gbaguidi, l'ancien ministre Akofodji a admis qu'il y a eu défaillance de l'administration centrale béninoise dans la crise au niveau de la structure de surveillance des institutions financières décentralisées et en ce qui concerne la demande formulée par le ministre Topanou au procureur général.
Saisie des biens des promoteurs de ICC-Services
S'agissant des biens meubles et immeubles de Guy Akplogan et Emile Tégbénou saisis, l'ex-ministre a affirmé qu'il a eu cette information, mais déclare : « Je ne sais plus ce qui en a été fait par la suite ».
Il a aussi indiqué qu'il n'a pas eu la chance ou la malchance de rencontrer les deux promoteurs de ICC-Services lors de ses visites au domicile de l'ex président Boni Yayi.
Fameuse rencontre du 21 juin 2010
A la barre, Grégoire Akofodji a mentionné une rencontre convoquée le 21 juin 2010 par le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué.
« Je me souviens même que j'avais reçu un appel téléphonique pour assister à une réunion convoquée par le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué. Une fois sur les lieux, il y avait un monde fou et je me suis retourné. J'ai eu l'impression que la salle prévue pour cette réunion était exiguë », a-t-il précisé.
Pour l'avocat, l'ancien ministre cacherait quelque chose sur ce fait.
« Je ne sais pas ce que je pourrais avoir à cacher. (...) je suis une personne honnête et responsable », a signifié Grégoire Akofodji.
Guy Akplogan à la barre
La Cour a appelé Guy Akplogan à la barre pour connaître davantage sur la rencontre qui a eu lieu avec l'ancien ministre Akofodji.
Le promoteur de ICC-Services a expliqué qu'il avait demandé une audience avec l'ex-président de la République Boni-Yayi. Et ce, dans le but de le persuader de la capacité de sa structure à rembourser les spoliés.
Selon Guy Akpolgan, il avait été sorti de sa cellule une nuit par le chef de brigade lui annonçant que l'ex- président Yayi viendrait le rencontrer. « J'ai entendu une heure mais il n'est pas venu », a-t-il souligné. Ce dernier dénote que c'est le lendemain, qu'il a été au domicile du ministre Akofodji. N'ayant pas remarqué la présence de Boni Yayi, le promoteur de ICC-Services, n'a pas voulu parler avec le ministre Akofodji.
Aussi, Guy Akplogan a-t-il soutenu contrairement au ministre qu'il a été sorti et non extrait de prison. « Je pense que j'ai été sorti (...) quand j'ai été sorti de la prison, dans le véhicules, le régisseur m'a demandé d'enlever ma tenue de prisonnier.
Un nouveau sachant devant la Cour
Gendarme à la retraite et ex membre de la commission d'enquête judiciaire mise en place par le gouvernement, Barnabé Adounsiba est appelé à la barre en qualité de sachant. L'ex membre de la commission d'enquête judiciaire a certifié qu'il connaît le sieur Tégbénou et apprend être sur le terrain pour répertorier les maisons dudit promoteur de la structure ICC-Services.
Un fait que le sieur Emile Tégbénou a confirmé et ajoute qu'il était au cours d'une perquisition chez le gendarme. Il est arrivé même a décrit la maison de l'ancien gendarme à la retraite.
Mais, ses déclarations ont été réfutées par Barnabé Adounsiba.
L'ancien gendarme admet connaître le domicile de Tégbénou mais informe qu'il ne peut s'y rendre tout seul.
Il s'y était rendu pour une perquisition puisque précise-t-il : « La commission avait appris que Tégbénou avait fait un trou dans le plafond où il mettrait de l'argent. Mais quand nous sommes allés, nous n'avons rien vu ».
30.000 FCFA /jour perçu par Barnabé Adounsiba
Questionné sur la rémunération des membres de la commission, Barnabé Adounsiba dit percevoir 30.000 FCFA par jour. Ce perdiem signale-t-il est en fonction des grades.
La Cour interpelle l'ex-ministre aux fins de savoir quel était à peu près le budget de la commission. Grégoire Akofodji indique qu'il n'a pas idée de cela. « Je ne peux vous dire quel est le budget (...) ce que je sais, je ne pense pas qu'on ait utilisé l'argent de ICC-Services pour payer les membres de cette commission ».
Tout en reconnaissant qu'il a eu de mauvais pas posés dans la gestion de l'affaire ICC-Services, Grégoire Akofodji a rassuré : « Le comité de crise et celui de suivi n'ont pas été créés avec l'objectif de faire entrave à la justice ». Si c'est arrivé poursuit l'ex-ministre, on doit en tirer les leçons.
Pour Grégoire Akofodji, l'objectif était de faire en sorte que les spoliés de ICC-Services retrouvent leurs avoirs.
« Je l'ai fait dans l'intérêt supérieur de la Nation, Je n'avais aucun intérêt personnel à inviter un détenu chez moi », a déclaré l'ex-ministre tout en admettant que son acte est illégal. S'il fallait aujourd'hui gérer le scandale ICC services, le sieur Akofodji annonce : « Je ferais les choses autrement ».
L'audience est prévue pour reprendre ce vendredi 28 décembre 2018 à 09 heures.
Akpédjé AYOSSO
Dans son message sur l'état de la nation, ce jeudi 27 décembre 2018, le chef de l'Etat a expliqué aux Béninois les mesures prises par son gouvernement en matière de fourniture d'énergie électrique et d'eau potable.
Pour ce qui concerne l'eau potable, la situation globale du pays selon le chef de l'Etat, demeure inacceptable. Les travaux entrepris au niveau de l'hydraulique urbaine et périurbaine permettent déjà selon lui, de porter à plus de 3.000.000 de personnes, la population totale desservie au 31 décembre 2018, y compris le département des Collines réputé géologiquement difficile.
Dans le domaine de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural le programme d'investissement à court terme démarré en octobre 2018 a permis de lancer les travaux pour 110 nouvelles adductions d'eau multi-village dans tout le pays pour desservir 821.700 personnes, soit environ 20% des populations non encore desservies. « Sur ce front également, les études sont finalisées pour le démarrage au cours du deuxième semestre 2019, des travaux de construction de 500 nouveaux systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-village en vue de l'accès universel à l'eau potable à l'horizon 2021 », a annoncé le président de la République. Pour atteindre cet objectif, sur un programme d'investissement prioritaire de 300 milliards de FCFA, 200 milliards, soit 66% sont déjà mobilisés, et les actions sont en cours pour le bouclage total du financement avant la fin du premier semestre 2019, a-t-il rassuré.
Pour le chef de l'Etat, dans le secteur de l'électricité, aussi vital que celui de l'eau, la situation s'améliore considérablement. « Ici aussi, nous venons de loin, de sorte que l'amélioration notoire qui s'observe aujourd'hui nous donne l'impression que la crise énergétique aiguë qui sévissait jusqu'en 2016 est si lointaine », s'est-il réjoui avant d'ajouter que les groupes électrogènes ne tournent plus à longueur de journée et de nuit, l'énergie électrique étant disponible.
Patrice Talon a réaffirmé l'engagement de la poursuite des efforts du gouvernement en vue d'assurer la disponibilité totale de l'électricité pour tous.
F. A. A.
Social watch Bénin a initié ce jeudi 27 décembre 2018, une séance de sensibilisation du personnel du Ministère du cadre de vie et du développement durable (MCVDD) sur les dispositions du code des valeurs et d'éthique de la fonction publique au Bénin. La séance qui s'est déroulée au MCVDD a été présidée par le secrétaire général du ministère, Godjo Constant.
Cette séance de sensibilisation s'inscrit dans le processus d'amélioration du Système national d'intégrité (SNI). Elle vise à appuyer cet important ministère sectoriel à réaliser les activités prévues dans la mise en œuvre de son plan d'action SNI au titre de l'année 2018. « (…) cette activité vient renforcer l'engagement de tous les acteurs pour améliorer le système national d'intégrité de notre pays. » a souligné Mme Emma Mongbo, trésorière générale de Social watch Bénin représentante de la présidente du conseil d'administration de la même institution Mme Blanche Sonon.
La dimension sociale de la mise en œuvre de la redevabilité fait référence aux dispositions innovantes nécessaires qu'il faut mettre en place pour faire participer les citoyens aux activités d'élaboration, de mise en œuvre et de suivi des politiques, plan, programmes et budgets de l'état. A en croire Mme Mongbo, « L'exercice de cette responsabilité relève d'une approche fondée sur l'engagement civique par lequel les populations et/ ou les groupes de la société civile constitue un maillon important pour l'amélioration du SNI, toute chose indispensable pour l'éradication de la pauvreté et le développement durable ».
« (…) Notre ministère a été invité au ministère des finances courant septembre pour faire le point de la mise en œuvre de son plan d'action du système national d'intégrité. A l'occasion, les résultats ne sont pas très reluisants », a déploré M. Godjo Constant, secrétaire général du Ministère du cadre de vie et du développement durable.
« C'est pourquoi il s'avère impérieux que chaque agent des services publics s'approprie à nouveau, les règles, principes et valeurs exigibles de l'administration publique, afin de se prémunir contre les situations malencontreuses qui pourraient survenir pour mettre en mal son emploi voire sa situation sociale », a-t-il prévenu.
Il faut rappeler que la dynamisation à la modernisation de l'administration publique est une action prioritaire du programme d'action du gouvernement (2016-2021) notamment en son axe 2 du premier pilier qui prévoit de consolider la démocratie l'état de droit et la bonne gouvernance.
Social Watch dans sa démarche de veille citoyenne s'associe pleinement à la mise en œuvre des recommandations issues de l'évaluation en 2016 du SNI au niveau des 13 piliers. « Cette séance de sensibilisation du personnel du Ministère du cadre de vie et du développement durable est un exemple parmi tant d'autres », a souligné Mme Emma Mongbo.
Marcel HOUETO