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La production cotonnière du Bénin au titre de la campagne 2025-2026, est estimée à 647 290 tonnes selon les données du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-Pica). Le pays à travers cette performance se hisse au rang de premier producteur surpassant ainsi le Mali, premier producteur lors de la campagne antérieure, et dont la production a chuté à hauteur de 433 700 tonnes.
Le Bénin devient leader de la production de coton. Les statistiques provisoires de la campagne cotonnière 2025-2026, affichent 647 000 tonnes, la production la plus élevée cette année, contre 433 700 tonnes pour la Mali, premier producteur dont la production cette année a chuté de 34% en l'espace d'une campagne. Le pays a été particulièrement frappé par des intempéries et de fortes inondations à la fin de la saison des pluies. Ce qui a entraîné une baisse de sa production.
Le Bénin de son côté a affiché une meilleure résilience face aux chocs. Au-delà du climat, le pays se distingue par une progression constante de sa productivité, affichant des rendements moyens de 1,1 à 1,2 tonne par hectare, contre 0,9 à 1 tonne par hectare côté malien.
L'autre stratégie phare adoptée par le pays relève de sa volonté à transformer sur place sa production. Avec plus de 12,7 % de sa récolte déjà transformée grâce aux unités de transformation implantées à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), l'ambition affichée par les autorités béninoises est d'atteindre une transformation locale de 15 % à 20 % de la production nationale. L'objectif visé étant de sécuriser durablement l'économie nationale, où le coton contribue déjà à hauteur de 12 % du PIB.
F. A. A.
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Un trio de malfaiteurs opérant dans le deuxième arrondissement de Parakou a été démantelé, vendredi 20 février 2026, suite à une dénonciation de l'un des membres de la bande.
Frustré par un partage du butin qu'il jugeait inéquitable, un braqueur a dénoncé deux de ses complices à la Police républicaine.
Les malfaiteurs circulent à trois sur une motocyclette Bajaj dans les zones faiblement éclairées du 2è arrondissement de Parakou. Ils ciblaient les passants et les dépoullaient sous la menace d'un coupe-coupe.
L'un des braqueurs, s'estimant régulièrement "lésé" par ses deux acolytes, a décidé de se venger. Pour obtenir une forme de compensation, il a tendu un piège au frère de l'un de ses complices afin de lui dérober son téléphone portable.
Le piège se retourne contre le gang.
Identifié par ses propres compagnons, le voleur a refusé de restituer l'appareil. Ses deux amis, pensant obtenir justice, l'ont alors conduit de force au commissariat.
Mais le prévenu a profité de son interrogatoire pour passer aux aveux complets. Il a détaillé le mode opératoire de la bande et mis en cause ses deux partenaires, justifiant le vol du téléphone par les parts de butin trop maigres qu'il recevait lors des précédents braquages.
Le trio de braqueurs a été placés en garde à vue.
Une enquête est en cours pour déterminer l'étendue exacte des activités criminelles de ce trio.
M. M.
Après son ouverture officielle ce vendredi 20 février 2026, le Festival international des arts du Bénin (FInAB), accueille ce samedi 21 février, le Nigeria Day, l'une des innovations contenues dans cette nouvelle édition.
Le Nigéria est à l'honneur ce samedi 21 février 2026 sur le FInAB, à travers le Nigeria Day. Cette journée dédiée à la célébration de la coopération économique et culturelle entre le Bénin et le Nigéria, permettra de découvrir la richesse culturelle du voisin de l'Est.
En cours depuis 14h au Family Beach de Cotonou, situé derrière la direction générale de MTN Bénin, elle va offrir un spectacle vibrant jusqu'à X heure. Sont annoncées sur scènes, des artistes nigérians tels que Mayowa Afolabi, le duo Bracket, J. Martins, Spicy Baby, et d'autres têtes.
En plus des prestations Afrobeat, highlife et autres sonorités, les festivaliers et le public de Cotonou et environs auront l'occasion de découvrir les mets et boissons nigérians.
Le ticket donnant droit au Family Beach est vendu à 1000 francs CFA pour un show époustouflant.
F. A. A.
La 4e édition du Festival international des arts du Bénin (FInAB) a été officiellement lancée, ce vendredi 20 février 2026, au Family Beach de Cotonou par Shadiya ASSOUMAN, ministre intérimaire du tourisme, de la culture et des arts. La cérémonie riche en couleurs s'est déroulée en présence de Ulrich ADJOVI, président du FInAB, du maire de Cotonou Luc GNACADJA, de ALPHADI, le géant de la mode africaine, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, d'éminentes personnalités, et un monde important d'artistes et de créateurs.
Le Festival international des arts du Bénin, grand évènement culturel et artistique s'ouvre une fois encore au public avec une 4e édition qui se veut 4 fois plus festive, 4 fois artistique, et 4 fois plus colorée. Elle sera l'occasion pour les artistes et créateurs d'exprimer leurs performances pendant la période du 20 février au 1er mars 2026.
Né dans un contexte de rayonnement, d'attractivité et d'influence culturelle, le FInAB selon son président, a montré sa capacité à rassembler des artistes et des publics de divers horizons à faire dialoguer la musique, la mode, le cinéma, la danse, les arts visuels, le théâtre, la littérature, et à créer une vraie synergie entre les créateurs, les festivaliers et les professionnels. Il a évoqué à titre indicatif, la restitution de l'édition 2025 marquée par une affluence estimée à 200 000 participants, 426 stands, 251 artistes mobilisés sur les expositions, et une audience digitale en forte progression avec des centaines de milliers de visites enregistrée. Un résultat fascinant qui d'après Ulrich ADJOVI, impose le FInAB comme « un carrefour vivant des cultures africaines et internationales, où les peuples se rapprochent, où les œuvres voyagent et où les talents se révèlent ».
Le FInAB, un rendez-vous incontournable de la scène artistique et culturelle
Pour le maire de la ville de Cotonou, un festival d'art n'est jamais un simple évènement. « Il est un signal que le pays croit en sa capacité à créer, que la jeunesse a du talent ; un signal que la culture n'est pas périphérique, mais centrale. En tant qu'architecte, Luc GNACADJA dit être convaincu qu'une ville ne se construit pas qu'avec du béton. « On peut bâtir des routes, des ponts, des immeubles ; mais si l'imaginaire collectif est vide, la ville devient un espace sans âme », a-t-il déclaré évoquant les volets économique et créatif de l'évènement, ainsi que le modèle de modernité le Bénin impulse à travers sa culture.
Rappelant l'ambition qu'il porte pour la capitale économique du Bénin, celle de faire de Cotonou une ville qui respire, qui rayonne et qui attire, l'autorité municipale a fait le vœu que le FInAB soit un pont entre générations, entre disciplines, le local et l'international. « Une ville qui soutient l'art, prépare son avenir », a ajouté le maire formulant le vœu que les 10 jours de création renforcent la conscience collective, que chaque œuvre présentée au FInAB soit une affirmation de dignité, que chaque artiste reparte convaincu que le Bénin croit en lui. « Agir pour la culture, c'est agir pour notre cohésion, notre économique et notre rayonnement », a conclu M. GNACADJA.
Pour la ministre par intérim de la culture, le FInAB est un rendez-vous majeur de l'agenda culturel national du Bénin. « Il constitue un espace structurant pour la création artistique au Bénin favorisant les rencontres, les échanges professionnels et l'émergence de nouvelles perspectives pour les artistes. Ce festival illustre la vitalité, la diversité et la créativité de la scène artistique béninoise. Il témoigne d'une culture vivante enracinée dans son histoire et résolument ouverte sur le monde », a salué Shadiya ASSOUMAN. En réunissant les artistes nationaux et internationaux, le FInAB a-t-elle poursuivi, crée des passerelles fécondes entre les cultures et contribue au rayonnement du Bénin sur la scène artistique contemporaine. Exhortant le public à s'approprier le festival, à le vivre intensément et à en faire un moment de partage, l'autorité ministérielle a souhaité que cette 4e édition du FInAB soit un moment de consolidation, d'innovation et de rayonnement accru pour le Bénin.
Les innovations de l'édition 2026
Pour cette 4e édition du FInAB, deux scènes distinctes seront ouvertes : une grande scène dédiée aux concerts et aux performances majeures, et une seconde scène consacrée aux animations, aux découvertes, aux rencontres et aux expressions émergentes. Selon Ulrich ADJOVI, cette nouvelle édition sera l'occasion de célébrer l'amour des peuples et la fraternité culturelle à travers des journées dédiées telles que le Nigeria Day pour célébrer la fraternité historique avec le voisin de l'Est ; le Togo Day pour honorer deux pays siamois que sont le Bénin et le Togo ; le Maroc Day et le Liban Day avec une soirée orientale visant à saluer les communautés marocaine et libanaise qui participent à la richesse culturelle et économique du Bénin.
FInAB, une opportunité pour la jeunesse béninoise
S'adressant à la jeunesse béninoise, le président Ulrich ADJOVI a souligné que le FInAB a été conçu et pensé pour eux afin de leur permettre de voir des parcours, de comprendre des métiers, de se projeter dans une industrie, de rencontrer des professionnels, d'apprendre, de tenter, de créer, de vendre et de se structurer. « Nombreux sont ceux qui aspirent à vivre de la culture sans en maîtriser les mécanismes, sans en comprendre l'écosystème. Or on ne peut réussir durablement dans ce que l'on ne comprend pas », a-t-il souligné.
Le FInAB d'après lui, n'est pas uniquement une fête des arts. C'est un espace d'apprentissage, de transmission et de structuration, a ajouté le président exhortant les jeunes à participer aux masterclass, aux conférences débats, aux résidences et formations où des dizaines de professionnels sont prêts pour partager avec eux leurs expériences, leur expertise, leurs réussites ainsi que leurs erreurs.
« Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », c'est le thème retenu pour cette 4e édition du FInAB qui place la mode et la musique au cœur des activités.
F. A. A.
L'Université d'Abomey-Calavi (UAC) devient un partenaire stratégique pour la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), concernant la valorisation des résultats de recherche, l'employabilité et l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un accord-cadre a été signé entre les deux institutions ce vendredi 20 février 2026.
L'UAC et la CCI Bénin veulent renforcer leur coopération mutuelle et bénéfique fondée sur la complémentarité de leurs missions dans les domaines de l'innovation, la valorisation des résultats de recherche et leur transformation en solutions économiques concrètes. Un accord-cadre a été signé ce vendredi 20 février 2026.
L'initiative selon le recteur de l'UAC, Charlemagne IGUE, vise à combler le fossé « béant » entre les diplômés sortis des amphithéâtres et leur employabilité effective sur le marché de l'emploi. A travers ce partenariat, les deux institutions, a-t-il souligné, s'engagent dans une « dynamique vertueuse de co-construction » qui vise 4 principaux objectifs à savoir :
– Adapter les formations : en travaillant main dans la main avec la CCI Bénin, l'université aura une meilleure visibilité sur les métiers d'avenir et les compétences recherchées par les secteurs porteurs de l'économie nationale. Ce qui permettra d'ajuster les programmes et leur arrimage aux besoins des entreprises béninoises ;
– Favoriser l'insertion professionnelle : grâce au réseau de la CCI, les étudiants auront un accès privilégié aux stages, aux opportunités d'apprentissage en alternance, et peut-être même à leur premier emploi. « Nous voulons que nos diplômés soient non seulement des savants, mais aussi des professionnels opérationnels et immédiatement utiles, a souhaité Charlemagne IGUE.
– Stimuler l'innovation et la recherche appliquée : les défis auxquels font face les entreprises sont des sujets de recherche formidables. Ce partenariat encouragera les laboratoires et les doctorants à travailler sur des problématiques concrètes, transformant ainsi la recherche universitaire en un véritable levier d'innovation et de compétitivité pour le Bénin ;
– Encourager l'esprit d'entreprise : L'université ne doit pas seulement former des demandeurs d'emploi, mais aussi et surtout des créateurs d'emplois. En s'associant à la CCI Bénin, l'université entend mieux outiller les étudiants qui souhaitent se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, en leur offrant du mentorat et un accès à un réseau de chefs d'entreprise expérimentés. L'autorité rectorale a, pour finir, formulé le vœu d'une collaboration exemplaire, durable qui porte des fruits tangibles pour la communauté universitaire et le tissu économique national.
Au nom du président de la CCI Bénin, le secrétaire général, Raymond ABILE-AKPADJA a indiqué que le partenariat avec l'UAC scelle l'alliance entre « le savoir universitaire et le monde économique. Le but visé selon lui, est de « transformer les innovations en valeur ajoutée et de promouvoir un entreprenariat moteur de développement de le pays ».
A travers cette convention, l'université et le secteur économique, deux mondes ayant fonctionné en parallèle pendant longtemps établissent ainsi leur connexion pour le développement économique et social du pays.
Une visite des laboratoires de recherche a fait suite à la cérémonie de signature de convention, et a permis à la délégation de l'institution consulaire de découvrir les locaux, les équipements et même produits de laboratoires universitaires.
F. A. A.